Accueil Date de création : 13/03/07 Dernière mise à jour : 16/05/12 00:14 / 1038 articles publiés

Les entretiens ! !

Un entretien avec Johan Asherton !!!  (Les entretiens ! !) posté le lundi 12 mai 2008 23:05

Blog de next :nextmusic, Un entretien avec Johan Asherton !!!

C'est un petit air de nostalgie qui souffle ce soir sur le blog  ( sur ma position concernant la nostalgie , je n'ouvre pas à nouveau le débat ; ceux que cela intéresserait peuvent aller ici ou ).

Un soir de 1993, nous nous sommes rendus  la cave à musique de Mâcon pour aller voir Johan Asherton . Nous le connaissions pour son album "God's Clown ", découvert grâce à la discothèque de Mâcon et nous avions été surpris de le voir débarquer dans notre ville .

Quand nous sommes arrivés dans la salle, il n'y avait preque personne et , du coup , des tables et des chaises  avaient été installées . Nous nous sommes posés , bières à la main et nous avons assisté à un concert d'une qualité aussi imprévisible qu'indicible .

Johan nous a offert des morceau pop parfaits , chantés de sa très belle voix . Il était accompagné ce soir-là d'un groupe à la sobriété exemplaire qui mettait en valeur la qualité de ses compositions .

Johan n'a pas vraiment grand chose à voir avec le springsteen de la période "Born in The usa " et pourtant il est à sa manière une vraie bête de scène dans la mesure où dans cet élément ses compositions prennent une ampleur incroyable.

Une petite pensé pour l'inévitable pétasse de service qui a gueulé ,  à un moment du concert : " du speed !!!" et à qui Johan a gentiment souri avant d'expliquer qu'il avait un peu passé l'âge pour ça ...

Merci à lui pour cette soirée de 1993.

Merci à lui pour ne pas s'être moqué de  l'ado qui découvrait Nick Drake et qui n' a rien trouvé de mieux à lui dire que : "c'est vachement bien Nick Drake , hein ? " . Il ne s'est même  pas moqué de moi et , en partant , il m' a même fait un petit signe de la main par la vitre de son mini-bus ...

L'entretien :

next : Avant de commencer l'entretien à proprement parler , une question de fan : vous  souvenez-vous de ce concert que vous avez donné à la cave à musique à Mâcon ( ce  devait être dans les années 90) ? Je vous avais parlé de Nick Drake à la fin du concert  et , quand vous étiez parti dans votre mini bus , vou m'aviez fait signe de la main ...

Johan Asherton : Je m'en souviens très bien, c'était la petite tournée suivant la sortie de "The Night
Forlorn", en 1993.

- Passons à votre page myspace . Ce qui est assez impressionnant , c'est la galerie  d'artistes que vous faites défiler en photos . Vous y faites preuve d'un bon goût assez  sûr . Ce qui m'amène à vous poser la question suivante : avez-vous le sentiment d'appartenir à une famille musicale ou bien considérez-vous ces artistes plutpôt en tant que " critique rock " ( si je ne me trompe , vous avez écrit un livre sur Marc Bolan ) ?
Je ne suis pas rock critic... Quant à mon petit livre sur Marc Bolan, c'était juste
histoire de faire quelque chose pour un personnage qui compte toujours beaucoup pour moi. Une famille musicale? Oui, quelque chose comme ça: un groupe d'artistes dans l'oeuvre desquels je me retrouve, je me sens bien...

- Rock Folk a publié quelques papiers sur vous mais vous restez finalement un artiste un peu ( trop à mon goût ..) " confidentiel " . Comment vivez -vous ce statut ?
Je serais heureux de vendre un peu plus de disques, bien sûr, et de jouer plus
régulièrement. Mais je ne supporterais pas ce que beaucoup doivent endurer pour défendre ce qu'ils font. A un moment, j'ai fait pas mal de promo, d'interviews... Je me suis lassé de tout ça. Mais j'apprécie les conversations avec ceux qui s'intéressent vraiment à ce que je fais. Je suis d'une nature plutôt discrète...

- Une question récurrente de la part de l'auteur de ce blog : Vivez -vous de votre musique ?
Non, ou presque pas. Je varie les activités, mais toujours dans le domaine musical: des cours, des conférences, des ateliers sur différentes techniques de guitare, l'écriture de chansons, l'histoire du rock et du folk en particulier.

- Autre question inévitable : votre regard sur le téléchargement ?
Du moment que les artistes sont rétribués... Mais je suis triste pour les
téléchargeurs qui ne connaissent pas le frisson que l'on éprouve au contact d'une pochette de disque.

- Question plus pointue à présent : sur la pochette de "God's Clown" ( que j'ai emprunté à la discothèque Mâcon dans ma folle jeunesse ),vous avez un look plutôt gothique ( excusez du raccourci ) . En revanche , sur les albums que je possède vous donnez davantage l'image d'un songwriter ... Impression de fan ou évolution réfléchie ?
C'était un gros clin d'oeil à Nikki Sudden, qui lui-même avouait avoir tout pompé à Brian Jones... Je pense - j'espère! - avoir évolué. "God's Clown" est sorti voilà vingt ans...

- Pourquoi ne pas chanter en français ?
Ma culture est essentiellement anglo-saxonne. Je me sens plus honnête en
chantant en Anglais.

- Quels sont vos projets ( musicaux ou autres ) ? 
Un album de chansons folk traditionnelles avec la chanteuse anglaise Charlotte
Greig (
www. myspace. com/charlottegreig). Nous avons deux titres sur la compilation "John Barleycorn Reborn". J'ai commencé un nouvel album à l'automne dernier, sur des textes de mon amie Peggy Michik. Et peut-être bien aussi un album de reprises de plusieurs de mes songwriters préférés.

- Qu'écoutez-vous en ce moment ? 
Aujourd'hui, un album de Gene Clark. Sinon, du vieux rock n' roll, des trucs encore plus anciens. Rien de très contemporrain, j'en ai peur. J'aime beaucoup les nouveaux albums de Kevin Ayers et The Lilac Time.

- Votre dernier film marquant ?
Le remake de "3.10 To Yuma". "Into The Wild" et "No Country For Old Men", aussi.

Merci Johan ...

Des liens !!!!

- La page myspace de Johan Asherton .

- Le site de Johan Asherton .

- Le fan Club de Johan Asherton.

- Une session vidéo à télécharger !!




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Immune / Recorded Home : l'entretien !!!  (Les entretiens ! !) posté le vendredi 25 avril 2008 13:17

Blog de next :nextmusic, Immune  / Recorded Home : l'entretien !!!

Immune et Recorded Home font partie de ces groupes français que le blog défend et veut faire connaître .

Quand je les ai sollicités  ils ont accepté de répondre à quelques questions  ( aolrs que j'avais balancé des pauvres vannes sur Mark Hiollis ...). C'est Jean-Sébastien qui s'y est collé .

Qu'il en soit remercié.

Pour rappel :

-l'album d'Immune  ne coûte que 8 euros !!!

- Immune et recorde Home seront en concert à la médiathèque de Vaise le vendredi 9 mai  !!

next : Comme beaucoup, je ne lis jamais les présentations des groupes sur leurs pages myspace ( trop long ...). Alors est-ce que vous pourriez présenter rapidement Immune et Recorded home à ceux qui nous lisent. Je crois que les deux groupes se connaissent, non ?


Immune est né à l'origine de ma collaboration avec Martin. Nous faisions de la musique ensemble au collège vaguement, et puis en 2000, j'ai réalisé un album solo sous le pseudo de Yawn. A l'époque mon disque devait sortir sur un petit label grenoblois, et j'ai pensé alors reprendre ces morceaux sur scène. Je n'ai fait aucun concert en réalité, mais c'est ainsi en cherchant un chanteur que j'ai rencontré Gary par un ami, et qu'avec Martin on a commencé à composer ensemble. Immune est né comme ça. Après Julien – mon frère – nous a rejoint naturellement quand on commencé à envisager de faire des live.
Pour ce qui est de « Recorded Home », c'est à la base un projet solo que j'ai mené pendant quelques mois avec un photographe. J'ai eu l'idée simple de faire un blog avec lui où une fois par semaine pendant 4 mois, lui livrerait une photo, et moi une musique qui devaient de se faire écho. Une fois cette petite expérience passionnante achevée, j'ai voulu perpétuer cet esprit « home made » sur scène, et j'ai commencé à bosser les morceaux avec Aurélien (ex-Cellar Door, avec qui j'ai joué pour quelques concerts). Après j'ai demandé à Julien de nous rejoindre et voilà !


- Immune vend son disque . Recorded home offre ses morceaux. Pourquoi ? C'est moins bien Recorded Home ?

Les morceaux de Recorded Home on été à chaque fois lors de l'expérience du blog enregistrés à l'arrachée pour conserver l'idée d'un instantanée d'une émotion, d'un instant. Donc c'est assez lo-fi, crade, et du coup j'ai préféré déposer le disque en téléchargement libre sur internet. En revanche, si des labels osaient sortir des choses de ce type, plus proche de l'essai, de la demo, je l'aurais fait… Mais je ne pense pas qu'un label souhaite faire ce genre de chose. C'est bien dommage d'ailleurs, et voir que les disques de Daniel Johnston ont vu le jour sur disque et par un label, je trouve que c'est un petit miracle ! J'apprécie beaucoup les demos, les brouillons, le moment où les morceaux tremblent un peu, qu'ils ne sont pas tout à fait sortis de leur coquille. Ils conservent un charme qui parfois disparaît quand tout est trop bien enregistré, lissé.
Immune et Recorded Home, ce n'est pas le même trip,et ça n'appelle pas les mêmes moyens de diffusions. Pour moi il n'y a pas un projet mieux que l'autre. Immune est juste plus présentable, sait se mettre sur son trente et un, et séduire l'auditeur. Tandis que Recorded Home se montre à nu, sans prendre soin de se mettre en valeur.

 

- La première question rituelle : est-ce que vous travaillez ou est-ce que vous vivez de votre musique ?

Non bien évidemment, et c'est bien dommage ! Pour l'instant on ne gagne rien du tout. Peut être que ça va changer, car nous allons essayer de travailler dans l'illustration musicale, de faire de la musique pour la pub, le cinéma,… Depuis peu, on collabore avec une boite d'illustration sonore dans ce sens, et on espère s'orienter là dedans pour espérer toucher un peu d'argent. Mais nous vendons très peu de disques, et ne faisons pas de concerts, donc il n'y a pas de miracle… Je suis caissier dans un cinéma d'art et essai à Lyon, Martin est pigiste, Gary est prof d'anglais, et Julien va tenter d'être prof de français.

 

- Deuxième question rituelle : votre position sur le téléchargement illégal ? (Immune est sur emule , j'ai regardé . Mais j'ai acheté l'album, hein).

Honnêtement je suis bien content que notre disque soit sur emule. Si ça permet de nous faire connaître c'est très bien. Pour ma part je télécharge beaucoup de musique, mais si j'aime le disque je l'achète. J'espère que les gens feront pareil avec notre disque. Pour moi je vois plus emule comme un moyen de découvrir de la musique. Après je ne me fais pas d'illusion… La plupart des gens téléchargent et point. Mais je préfère quand même ça à rien.

 

- Vous faites peu de concerts, non ? Est-ce par choix ou pour une autre raison ?

Non ça n'est pas tellement un choix. En fait, nous sommes tous dispatchés dans toute la France, et ça rend les choses compliquées ! Martin vit à Paris, Julien à Dijon, Gary à Angoulême, et moi à Lyon, donc voilà… Pour répéter c'est l'enfer pour trouver une date en commun, ça coûte cher à nous tous. De plus si on trouve une date ça veut dire qu'il faut que l'on demande un défraiement assez conséquent  pour pouvoir jouer. Donc on joue très peu, sauf si c'est bien payé. Notre seule condition pour jouer est de ne pas devoir sortir de l'argent de notre poche.

Maintenant, pour la sortie de notre nouvel album au mois de juin, Recorded Home va se charger de faire la promo d'Immune et va jouer à sa place. Comme ça, Recorded Home joue, et Immune a l'opportunité de vendre des cds après les concerts. On va essayer dans cette configuration de faire quelques concerts en juin, notamment des shows case dans les Fnacs.

- Quelle  est la différence entre la musique telle  que vous la développez sur disque et celle que vous jouez sur scène ?

On essaie au maximum de copier les versions de l'album généralement. Du coup, on joue avec des séquences pour tous les morceaux electro. Nous ne jouons pas assez pour être vraiment bons et c'est dommage. Et comme nous avons généralement peu de temps pour préparer un set, on va au plus simple. Nos morceaux sont assez durs à transposer sur scène car ils jouent beaucoup sur les arrangements, des petites mélodies, ou des petits sons qui viennent et partent. En live, cette dimension se perd, mais du coup on essaie de compenser ce manque par plus d'énergie, de moments d'intensité.

 

- Comment faites-vous pour écouter un groupe aussi chiant que Sigur Ros ? Eh, les mecs, je vous rappelle qu'ils ont inventé leur langue ! On commence par eux et on finit par écouter du magma .....

 
On aime bien Sigur Ros oui. Après les goûts et les couleurs…

- Tiens, je sais pas si vous l'avez vu , mais vous vous  êtes trompés sur votre page myspace . Dans vos groupes préférés, vous avez mis Mark Hollis . En fait c'est Talk Talk dont vous vouliez parler, non? Et encore, les deux derniers albums. Parce qu'Hollis, c'est super chiant, non ?

 
Là par contre le disque de Mark Hollis je l'adore et il fait vraiment partie des disques que j'aime le plus. Je trouve sa musique essentielle, émotionnellement très forte, délicate, précieuse. Tout est joué à fleur de peau, le tout est merveilleusement arrangé, et le son de ce disque me fascine. Il est rare d'entendre un disque aussi fort dans son parti pris artistique. Ca ne ressemble à rien d'autre, et ça c'est un critère essentiel pour moi. Combien de disques se ressemblent dans leur composition, leurs arrangements, leur son ? Ce disque ne ressemble à rien d'autre, et ça peut de groupes sont capables d'imposer une telle singularité.

Après pour ce qui est de Talk Talk, les 2 derniers sont nos favoris effectivement, mais j'aime quand même assez bien leurs morceaux pop années 80. Je les trouve sympas.

 

- Au fait, si je vous dis qu'en ce moment je sais plus trop quoi écouter, que plus rien ne me touche ( c'est pas le cas mais je suis prévoyant ), vous me conseillez quoi ?

Bah le Mark Hollis par exemple ! Il faut s'y plonger vraiment pour rentrer dedans, mais après on peut l'écouter en boucle, on ne s'en lasse pas. Sinon parmi mes disques préférés  et que je conseillerais il y aurait : Hood (Rustic Houses…), Minus Story (No Rest For Ghosts), le deuxième album des Tindersticks, et Christophe dont je suis fan avec mon frère (mais là je ne forcerai personne à nous suivre) !

 

- J'ai rien à lire ... Même question.

 

Une personne qui a beaucoup aimé notre premier album, m'a dit que ça lui évoquait ses lectures de Murakami. Du coup, j'ai lu « L'oiseau à ressort » et « La ballade de l'impossible » qu'il m'a conseillé et j'ai vraiment adoré. Depuis j'ai lu un petit paquet de ses livres.

 

- Et un bon film ?

Récemment j'ai beaucoup aimé « There will be blood ». Sinon j'aime beaucoup Bergman, Rosselini, Tarkovski. 

 

Merci !

 


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My grilfriend is better than yours : l'entretien !!!!  (Les entretiens ! !) posté le dimanche 30 mars 2008 00:40

Blog de next :nextmusic, My grilfriend is better than yours : l'entretien !!!!

L'entretien que Bud et Dirty m'ont très  gentiment accordé via myspace ( et on peut dire qu'ils ne se sont pas foutus de la gueule des lecteurs potentiels de ce blog ...).

Petit rappel avant de leur laisser la parole .

My grilfriend is better than yours est le groupe dans le groupe joue  Olivier Marguerit et je dois à ce dernier ainis qu'à sa compagne une fin de soirée heureuse  ( c'est jamais gagné d'avance , ça ...).

Merci à eux .

( Ndlr : l'honnêteté intellectuelle qui est la mienne me pousse à vous avouer que les "ndlr" qui ponctuent l'entretien sont de Bud et Dirty . Fais chier , pour une fois que j'aurais pu passer pour un mec vraiment marrant ...)

 

-Next : A vous deux : petit historique du groupe ( formation , etc.).

Dirty (ndlr: un garçon très mignon): j’imagine que notre groupe s’est formé quand on s’est rencontré. My girlfriend is better than yours est un projet d’amoureux pour moi, ces chansons existent parce qu’elles parlent de notre rapport amoureux, elles sont pleines de ‘blagues’ qui ne font sans doute rire que nous mais parce qu’elles font partie de notre langage amoureux.

 

Bud(ndlr: une sorte de bombe atomique): Oui, ce groupe n'existerait ni sans l'un ni sans l'autre. Pour ma part je ne me considère pas comme musicienne et c'est un luxe que Dirty m'offre (ndlr : ils s’embrassent amoureusement avec la langue). J'ai toujours eu un rapport extérieur; un rapport de mélomane à la musique : mis à part quelques vieux mauvais souvenirs de conservatoires, je n'aurais jamais pensé faire de la musique un jour. Le garçon que j'aime m'a réconcilié avec la création musicale et de surcroît, écrire nos chansons ensemble m'amène à penser qu'aujourd'hui n'importe qui est capable d'écrire une bonne chanson, ce qui est faux, et vrai à la fois. Nous n'avons pas du tout l'esprit de contradiction, bien au contraire. (comme la morale de Ratatouille le dit : tout le monde ne peut pas être un grand cuisinier mais un grand cuisinier peut naître n’importe ou en n’importe qui).

 

- next  A Dirty Holy : quelle place donnes-tu à ce groupe dans les nombreux projets musicaux auxquels tu participes ?

Dirty : en gros je considère que j’ai trois types de projets. My girlfriend is better than yours où avec mon amoureuse on compose, écrit, enregistre etc. Chez Syd Matters et les Chicros, je suis musicien-membre du groupe. Je participe aux arrangements, aux choix artistiques etc. Dans les autres projets dans lesquels je participe, je suis musicien, c’est à dire que je joue ce que l’on me demande de jouer. J’essaye de coller aux envies du compositeur, d’apporter une sorte de touche.

 

Bud:Je note que mon amoureux est très pris ces temps ci. (ndlr : ils font une partie de feuille- pierre- ciseaux)

 

- next : Comment composez-vous ?

Dirty : absolument avec aucune méthode. Souvent des rêves, parfois des idées qui traînent, parfois des concepts. Je pense que tous les deux, on fuit les méthodes de toute façon. Il n’y a rien de pire quand tu fais de la musique ou toute activité créative que d’avoir une méthode, une recette. Nous cherchons je crois à faire des choses nouvelles pour tous nos morceaux, expérimenter à chaque fois.

 

Bud: Expérimenter, c'est excitant. La musique est pour moi un truc abstrait, il me semble qu'ensemble on peut tout se permettre, aller très loin en fait. Dépasser ce que tu crois que tu ne pourrais pas imaginer et qu'en fait tu imagines. C'est comme les gens qui s'étonnent de certains phénomènes dits surnaturels. Nous ne faisons pas partie de ces gens là car nous croyons dur comme fer au pouvoir surnaturel de la nature! Le surnaturel n'existe pas, nous sommes tous des êtres incroyables. Je suis du genre à tout pouvoir croire, le désavantage c'est que je passe parfois pour une cruche (ndlr : elle mime la cruche), l'avantage c'est que je vais souvent plus loin que ce que je pensais pouvoir. Je m'étonne toujours de tout. Je ne suis réticente à aucune forme de folie à partir du moment où elle raconte quelque chose de merveilleux.

Vous avez lu Alice au pays des merveilles?

 

-next :  Comment les musiciens "extérieurs" s'intègrent-ils à votre groupe sur scène ?

Dirty :Une nuit on les a fait boire énormément et à la fin de la nuit, quand ils étaient bien bourrés, on leur a fait signer un contrat qui les lie à vie avec nous. Ils nous paient même pour avoir la chance de jouer avec nous. On les a un peu roulés, en même temps ils sont tellement chouettes et bons musiciens qu’on voulait absolument jouer avec eux (ndlr : elle lui fout son poing dans la gueule). Plus sérieusement, on arrive avec nos chansons enregistrées à la maison et on leur dit, ‘bon faut jouer ça’ et puis comme ils s’en foutent un peu ils jouent autre chose et ça donne quelque chose de très bien. Il est important sur scène de rechercher autre chose. Le studio et la scène c’est différent, il faut jouer sur d’autres émotions, d’autres intentions.

 

Bud: Mon mec a trop regardé Phantom of Paradise, pas si bon qu'on le dit, d'ailleurs. Moi j'aime beaucoup nos compagnons de scène, quand ils sont là. Je dois dire que je les aime tout court. Vous savez un musicien, c'est beau quand ça prend son pied. On espère prendre notre pied souvent encore longtemps.

 

-next : D'ailleurs vous définissez-vous comme un groupe ?

Bud: ouais. Dedans il y a Jonathan Morali, Jean Thévenin, Jean-Yves Lozac'h. Ce sont nos chouchous.

Dirty : vu qu’à la base on est deux, on est déjà un groupe à l’origine. L’apport des trois autres ce fait naturellement au moment où il faut jouer sur une scène. Quand on monte sur scène, on est un groupe, un vrai.

 

-next : Quelles influences revendiquez-vous ?

Bud: Nous revendiquons Robert Wyatt, Syd Barrett, Wendy Rene, Lewis Carroll, Dostoïevski, Godard, Tarkovski, des gens bien quoi.

 

Dirty : énormément et donc aucune. Nos influences sont autant musicales que cinématographiques ou littéraires voire pornographiques (ndlr : Dirty renverse son verre de gin sur sa chemise, il est complètement bourré). Nous écoutons énormément de musique et de groupes différents mais je ne crois pas qu’il y ait un groupe qui nous apparaisse comme une influence. Et puis de toute façon, ce n’est pas à nous de dire ou de comprendre nos influences, elles sont inconscientes.

 

 

- Vous n'avez pas encore commercialisé , semble-t-il , d'enregistrements de vos morceaux : s'agit-il d'un choix qui correspondrait à votre démarche ou , tout simplement , attendez-vous de le faire ( si 'est le cas, vous attendez quoi ? ).

Dirty :nous nous apprêtons à sortir un 45 tours et un mini-album très prochainement. Nous n’avons rien sorti précédemment car nous voulions nous sentir prêts, avoir des chansons dont nous nous sentions suffisamment fiers pour les faire écouter au monde entier. Le moment est venu. Notre conquête du monde ne fait que commencer.

 

Bud:Je n'ai rien à rajouter. Ah si, vive Henri Bergson! (ndlr : Bud se fout à poil)

 

- next :Pour ma part , en ce moment , je coince sur Diane Cluck et Fugazi ? Et vous ? Vos coups de coeur du moment ?

Dirty : moi je coince sur Hburns, the good, the bad & the queen, ‘I wish I was that girl’, une chanson de Wendy Rene et puis toujours Radiohead. Pour nous c’est un des derniers grands groupes. D’ailleurs ce qui nous a fait le plus plaisir depuis le début de ce projet, c’est quand Thom York a écouté nos chansons et nous a dit qu’il les trouvaient mortelles.

 

Bud:Ce qui est drôle dans un couple, c'est qu'on peut être très très amoureux l'un de l'autre et tendre vers des choses très différentes. Quand Dirty est punk je suis rockabilly, quand il est funk je suis soul, quand il est folk je suis blues. Je vais pas vous faire un dessin (ndlr: Bud se met à faire un dessin avec des poules et une maison). Moi je coince sur chaque particule d'émotion retenue quelque part entre le rythme épileptique d'une boîte à rythme et les gémissements de Robert Wyatt.

 

-next :  Votre position par rapport au téléchargement illégal ?

Bud:Bizarrement notre société matérialiste se dématérialise, nous nous dématérialisons. En contre partie de tout ça, quelque chose résistera toujours je crois: l'instant fait de chaire et d'os. Le live ne mourra jamais car nous avons trop besoin de sentir la sueur (avec ou sans clope), les corps, les émotions en direct d'un moment de vie. Ou bien je m'en vais voir ailleurs si j'y suis.

 

Dirty :aucune position. Je m’en fous un peu que les gens téléchargent de la musique gratuitement. Ce que je trouve dommage, c’est que du coup, ils n’achètent plus de disques. Un disque pour moi c’est un objet, ça crée des souvenirs, des moments. Quand j’étais petit je regardais les vinyls de mon papa et puis des fois je les écoutais, il y avait presque quelque chose de religieux là dedans. Personnellement ça me déprimerait un peu que mon fils découvre la musique en écoutant des mp3 dans mon Itunes.

 

 

- next :Quel regard portez-vous sur la " nouvelle scène française" ?

Dirty : C’est quoi la ‘nouvelle scène française’ ? Premièrement je me méfie des ‘scènes’ et encore plus quand elle est française. Il y a plein de choses super en France mais elles sont super parce que justement elles ne font pas partie d’une scène ou d’un son du moment. Dominique A c’est très bien, Arnaud-Fleurent Didier, incroyable, Arthur H cool aussi. Par contre les Cali, Pauline Croze, Moriarty où je ne sais quoi, c’est pas trop pour moi (ndrl : Dirty met un disque de Pascal Obispo).

 

Bud:Cette question est floue. Je veux bien essayer de répondre quand même. Passons l'expression "nouvelle scène française" qui ne signifie jamais autre chose que toujours la nouvelle nouveauté (par conséquent toujours quelque chose d'autre que le truc précédent). Si tu veux parler des gens qui chantent en français, je n'ai rien à en dire. J'aime trop la littérature pour daigner écouter la moindre demie seconde d'un de ces trentenaires célibataires à moitié dépressifs baragouinant des banalités grotesques. Je n'aime pas les gens "à moitié". Si tu penses à la nouvelle obsession des médias (musicaux) à s'intéresser de façon hystérique, envieuse, frustrée et presque pédophile disons-le à tout ce qui ressemble à de la très jeune chair bien fraîche (souvent manipulés par des parents mal intentionnés et que j'affublerais des mêmes adjectifs que pour les médias...) ce n'est qu'une névrose (peur de la mort évidente, mal de mer, boulimie attardée) exprimée parmi d'autres. Que l'on s'intéresse à tous sans limite d'âge c'est très bien (quoi que j'attends toujours le groupe de garage composé de retraités), cependant s'il s'agit d'aller chercher le premier cri du nouveau né pour en faire le dernier tube de punk-disco à la mode, passons. Je m'égare, eux aussi. D’ailleurs j’ai jamais fait de sociologie de ma vie.

 

- next : Pourquoi pas de textes en français ?

Dirty : Alors si, sur le prochain album il y aura un morceau en français. Nous ne nous interdisons rien avec My girlfriend. Français, Italien, Ouzbek peut importe (ndlr : Dirty ivre mort, tente quelques mots en Ouzbek le doigt pointé vers le ciel, l’œil menaçant) (ndlr bis : Il commence à m’inquiéter sérieusement). L’important est de réussir à faire sonner les mots. L’anglais est bien parce que dès que tu veux chanter quelque chose d’un peu pop (avec une vrai mélodie) ça marche. Pour les autres langues il faut trouver une façon de les faire sonner.

 

Bud:Il faut arrêter avec cette question. Où a été inventé la pop? En Angleterre, c'est bien ça. Le jour où on voudra faire du krautrock, vous savez en quelle langue on chantera. Pareil si on se met à l'opéra. Il y a quand même des trucs évidents dans la vie non? Mais pour revenir au français, certaines chansons (pop) de Polnareff, Françoise Hardy, Gainsbourg, Katerine ou Brigitte Fontaine me font pleurer.

 

- next : Livre(s) / film(s ) de chevet ?

Dirty :Tout Jacques Demy (en commençant par les parapluies de Cherbourg), le cinéma indépendant américain assez largement. Du côté livres, Emmanuelle pour les émois que ça à créé en moi dans ma jeunesse, ou encore Le zéro et l’infini de A Koestler pour les mêmes raisons.

 

Bud:Je m'abstiendrais de faire la liste exhaustive et chiante de mes films favoris. Quand je serai grande (le suis je déjà? merde ) je voudrais être cinéaste. C'est un rêve et aussi une nécessité. J'y travaille en ce moment même.

Pour les livres, vous voulez vraiment la mort de vos lecteurs? J'ai malheureusement (et bienheureusement aussi) passé cinq années de ma vie à l'étude de la littérature (ndlr : Bud sort son livre de Mark Levy). Je ne vous ferai donc pas de liste non plus, je lis souvent plusieurs livres à la fois. Récemment Le portrait de Dorian Gray m'a donné l'envie de relire Dostoïevski, qui m'a renvoyé à Henri Michaux (allez savoir pourquoi), puis Bataille qui m'a expédié chez Alice aux pays des merveilles...

Mon chevet est une baleine tellement grande que je n'en vois pas la fin.

(ndlr: ils repartent dans leur navette spatiale vers un ailleurs inconnu à ce jour)

 

Le lien qui tue : 

La page myspace du groupe , à visiter d'urgence ( en pensant bien à écouter pour commencer " on my sofa " !!!

 

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Aurélien ( de Rhesus ) revient sur le concert du 17 / 11 / 07 .  (Les entretiens ! !) posté le samedi 22 décembre 2007 23:26

Blog de next :nextmusic, Aurélien ( de Rhesus ) revient sur le concert du 17 / 11 / 07 .

Pour ceux qui auraient suivi , j'ai évoqué il y a quelques semaines  le showcase de Rhesus à la Fnac Bellecour, les concerts de Syd Matters et d'Andrew Bird , mais pas celui de Rhesus .
Pourquoi ?

Tout simplemnt parce que je voulais faire cette "eview" avec le concours d'Aurélien,  à qui je voulais poser plusieurs questions . Ce dernier étant pas mal pris par son projet solo ( Lian Ray , à découvrir   de toute urgence ), il lui a fallu un peu de temps avant de me répondre .

Avant de lui laisser la parole , je précise ce qui a motivé les questions que je lui ai posées : Rhesus passait ce soir-là après Andrew Bird , qui donna ce soir-là un concert exceptionnel . Etait-ce parce qu'ils mesuraient la difficulté que représentait le passage après un concert d'une telle trempe , toujours est-il qu'avec J-P nous les avaons trouvés un peu tendus .

Ce qui ne les a pas empêchés de donner un très bon concert , qui justifie leur classement dans mon top  des meilleurs groupes pop français actuels ( enfin si je faisais des tops, ce qui n'est pas le cas  ).

Notre entretien , donc :

Next : Est-ce que vous avez mesuré à quel point il allait être difficile de passer après Andrew Bird quand vous êtes montés sur la scène du Transbo ce soir-là ?

Aurélien : Non, car je ne connais quasiment pas sa musique. A  vrai dire je ne le connaissais que de nom avant ce soir là. On rigolait un peu entre nous parce que sur son rider il y avait des trucs incroyables (voire prétentieux, ah ah ...) "pas de bouteille en plastique dans le catering sous peine d'annulation"...

Next : Nous t'avons trouvé un peu tendu en début de concert . Simple impression ?

Aurélien :  Je ne m'en rappelle pas .

Next :  Tu as déclaré à propos de "Sad Disco " que tu avais détesté pendant logntemps cette chanson mais qu'à présent tu l'aimais bien ... Comment ça ?

Aurélien : Je pense que rhesus est + un groupe qui fonctionne en tant qu'entité lorsque il a un son "rock", surtout en concert. Et j'ai detesté cette chanson car j'étais frustré de ne pas pouvoir lui rendre justice sur scène, elle passait toujours mal entre des titres plus rock, et était super dure à jouer en trio.

Next : Est-ce que tu pourrais nous en dire un peu plus sur le ep que tu sors en solo  et sur la tournée que tu effectues ?

Aurélien : Pour l'instant c'est assez vague. J e compte sortir un nouvel EP chaque mois avec des new songs, et continuer à tourner un peu jusqu'a l'été prochain. Ensuite je pense qu'on va prendre quelques vacances avec rhesus. Je pense que ce projet solo prendra donc véritablement son sens à ce moment là...Pour l'instant je suis un peu en periode de "rodage" si je puis dire...Sans label, ni booker...Je teste des choses...Et puis on verra. J'aimerais par la suite l'aborder aussi sérieusement que rhesus.

Merci Aurélien .

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Un entretien avec Vinaya ...  (Les entretiens ! !) posté le dimanche 11 novembre 2007 00:15

Blog de next :nextmusic, Un entretien avec Vinaya ...

Rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mon histoire avec Vinaya :

tout commence par un choc ; ainsi donc il serait possible que j'écoute et apprécie un artiste français qui chante en français ? Oui . Et c'est en recontrant l'univers de Vinaya que j'ai lâché ce nom que j'essaie d'économiser pour qu'il conserve sa portée : révélation . Révélation française qui plus est ... 

Le premier morceau qui m' a scotché , ça a été "quelque part " , écouté en boucle . Minimalisme et évidence mélodique . Texte beau et simple .

Puis il y a eu "Doux hiver " , magnifique .

Et le miraculeux " C'est comme ça " .

Je suis même remonté à son premier groupe , Translucide.

Ce soir , je lui cède la parole , puisqu'il a accepté de répondre à quelques questions que je lui ai posé . Avant de vos laisser lire l'entretien , un rappel : son ep et son album peuvent être achetés pour la ridicule somme de 7 euros !!!!!

-        Next : Tout d'abord es-tu musicien à temps plein ou exerces-tu une autre activité professionnelle ? Arrives-tu à vivre matériellement de ta musique ? Vinaya  : Je travaille à plein temps à côté -      Next :    Et qu’est-ce que tu fais ?  V: Ce n'est  pas très original , désolé. Je suis informaticien .  - Tu es né au Cambodge et tu es arrivé en France à l'âge de quatre ans . Dans quelle mesure tes origines influencent-elles ta musique ? Longtemps je ne me suis désintéressé de mes origines. Mais aujourd'hui l'identité et la découverte de soi me préoccupent davantage. Je cherche à créer quelque chose qui me corresponde. 
- Quand on lit ta bio sur travelling music ,on se rend compte que tu as alterné : tu as fait de la musique au sein d'un groupe et en solo . C'est cette dernière formule qui semble l'avoir finalement emporté . Pourquoi ?
Ma musique est de plus en plus personnelle. Quand je jouais en groupe, il fallait que ça plaise aussi aux autres membres. Comme je n'ai pas beaucoup de temps, c'est plus simple aussi à concilier avec le reste, pas besoin de repète...

- Sur ta bio on lit :"1999 Première démo solo "Somnambule"/album auto produit "Escrime". Que sont devenus ces enregistrements ? Est-il encore possible de se les procurer ?

 Ce n'est jamais sorti du placard.

 

  - L'album "Villamemoria" enregistré avec Translucide peut être téléchargé gratuitement . Quelle est ta position concernant le peer to peer et l'Internet ?
Personnellement je ne télécharge jamais illégalement. mais je fouine beaucoup et je découvre des pépites qu'on ne trouve bien-sûr pas dans les fnac.
Le téléchargement à tout-va, ça s'apparente à de la sur-consommation. j'aime n'avoir qu'un ou deux disques à écouter attentivement.

  

-         Comment peut-on se procurer le premier album de Translucide ?

Hum...il était distribué sur Musicast mais ne l'est plus .

 

-         Quel matériel utilises-tu pour enregistrer tes morceaux ?

Un pc, 2 micros . Je n'ai pas besoin de grosse production. Sur Les Marges, tout a été enregistré et mixé en une semaine.
Je déteste passer mon temps sur l'ordinateur sur la post-production. je préfère enregistrer en direct, sans métronome, sans casque sur les oreilles. Puis ne faire que le minimum de retouche.

-         Que fais-tu dans cette bulle que 'on voit sur ta page myspace ( section photos ) ?

C'est à Villette Sonique (Village labels) - le "bocal" a été conçu par un designer. Ca permet de jouer dans des lieux non prévus pour la musique (ex: musée...). Le public écoute au casque et les retours sont aussi au casque. Le son est bon et ça permet d'être bien concentré. Un très bon moment.

 -         Penses-tu appartenir à la chanson française ? Je ne parle pas des horribles Olivia Ruiz et consorts mais des Thee Stranded Horses , Immune ,ou Thomas Méry plutôt.

 Je me sens un peu loin de la scène française. Disons que ce qui m'y raccroche c'est de chanter en français. Mais je ne conçois pas d'écrire des textes dans une langue qui n'est pas la mienne. En revanche, je m'intéresse beaucoup à la musique française du début du 20eme siècle (Debussy, Ravel...) et aussi aux minimalistes (Glass...). Aujourd'hui, les artistes français avec qui je trouve des affinités sont peut-être Sylvain Chauveau et Colleen.

Merci à Vinaya d'avoir répondu à ces questions et surtout d'incarner une vraie scène française , autre chose que les autres ons ( que je ne nommerais pas , pas envie ...).

Tiens , pour les curieux et pour ceux qui auraient lu le billet précédent surImmune , allez écouter sur la page myspace de ces derniers écouterle premier morceau

Ah oui, sinon, pour ceux qui trouvent que l'entretetien ça fait moche en jaune , ben moi pareil . Mais j'ai pas pu faire mieux . J'ai fait un copier coller et ça a donné ça . J'ose pas trop y retoucher parce qu'à tous les coups ça va tout effacer ( ça m'est déjà arrivé ...).

Putain, c'est vrai que c'est moche ...




 

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