Comme il nous l'avait promis lorsque j'ai posté ce billet , René Claude m' a envoyé l'article qu'il avait consacré en 1986 aux Young gods .Ce dernier avait été publié dans La Tribune de Genève du 31 mai/1er juin 1986. (édition du week-end.)
Merci René !
L'article :
Les "Young Gods" ne sont pas tombés sur la tête
Depuis les premiers
hoquets d'Elvis Presley, les meilleures chansons
de rock (& roll) ont toujours été composées, pressées et mises
en
orbite dans un état de fébrilité motivé par l'urgence,
voire
l'exaspération. "Les gentils garçons ne jouent pas de rock and
roll"
hurlait il y a dix ans, en pleine effervescence punk, un de
ces
agitateurs oubliés depuis lors. Dix ans déjà et la grosse machine
du
rock-business anglais a comme du vague à l'âme puisque organes
de
presse et maisons de disques nous resservent sous forme
de
compilations ou de suppléments à colorier le bilan d'une décennie
de
rock teigneux. Ultime récupération ou nostalgie sincère ? Quoi
qu'il
en soit, on à l'impression que le petit monde du tempo
binaire
anglais ne sait plus guère où tourner ses oreilles afin de
pressentir
la prochaine vague majuscule.
Les petits suisses n'ont plus de
complexes
mesure de régater avec les meilleures productions anglo-saxonnes. Les
"petits suisses" qui en veulent n'ont plus de complexes et
s'infiltrent dans les charts avec une certaine élégance. Frantz,
chanteur des Young Gods établi à Genève, m'affirmait que les
rédacteurs des très protectionnistes revues rock anglaises sont de
plus en plus friands de ce qu'ils définissent comme une mouvance
continentale, un concept marqué d'une petite pointe d'exotisme qui
arrange bien les affaires de ce trio offensif. Unanimement salué
comme l'un des espoirs majeurs pour les mois à venir, les Young Gods
ont reçu un accueil réjouissant dans les colonnes du "Melody Maker"
et du "New Musical Express", deux institutions incontournables dans
le monde du rock d'Outre-Manche.
"On a enregistré les chansons à Zurich et l'on s'est dit qu'on avait
rien à perdre en allant tenter le coup de poker à Londres".
Avec leur audace et une bande magnétique soignée, ils ont séduit un
petit label anglais qui leur a permis de remixer trois chansons dans
un studio londonien. Le résultat? Un maxi 45 tours brûlant, chanté en
français et dont la production époustouflante n'a rien à envier aux
meilleures réalisations du moment.
Les Youngs Gods mêlent habillement les techniques sophistiquées
offertes par les appareils électro-acoustiques à la violence et à
l'énergie brut qui firent le succès des disques punk les plus torrides.
La persévérance et le courage ont payés et ce premier disque fait
l'éclatante démonstration que des musiciens romands vraiment
déterminés sont capables de faire trembler l'édifice souvent
complaisant du rock anglo-saxon.
René Claude
Merci René !!
Pour information , les
Young Gods se produiront le 12 novembre à l' Epicerie moderne
( Feyzin ). Et - tenez-vous bien !!!- daniel , qui anime
le légendaire next.musicblog.fr , ainsi que Benoit et Max B. se
trouveront sur les lieux !!


dragibus
jeu 30 oct 2008 14:38