Accueil Date de création : 13/03/07 Dernière mise à jour : 16/05/12 00:14 / 1038 articles publiés

John Cunningham ( par Coolbeans ).  posté le jeudi 05 juin 2008 21:57

john cunningham

Blog de next :nextmusic, John Cunningham ( par Coolbeans ).

On ne doit rater aucune occasion de parler deJohn Cunnigham , de le faire connaître , de faire en sorte que justice lui soit rendue et qu'il vende un peu plus de disques ( c'est peut-être accessoire , mais pas tant que ça finalement ).

Je laisse  la parole à Coolbeans qui ,dans le cadre de son jeu quotidien          (A Tombouctou sans mariachis " , à découvrir si ce n'est pas encore fait !!) évoquait hier soir celui que je considère comme l'un des plus grands et émouvants songwriters vivants .

Un très bon billet , vraiment . Merci Coolbeans .

"D'emblée, nous situerons musicalement John Cunningham. Si vous aimez l'album de Cardinal ou ceux des seuls Richard Davies et Eric Matthews, vous serez en terrain connu. Celui de la pop (ici légèrement teintée de folk) qui n'hésite pas à emprunter des chemins de traverses souls et jazzys pour dérouter gentiment l'auditeur. Chaque chanson de cet album est un ravissement aussi bien dans l'écriture que dans la mise en sons. Mais que Cunningham soit un orfèvre pop presque unique en son genre est une peccadille à côté de ce qui me préoccupe réellement aujourd'hui.
Car John Cunningham est l'archétype même de l'artiste qui devrait avoir un succès énorme dans un monde moins cruel pour les gens de talent. Qu'un type comme lui en chie des ronds de chapeau pour sortir un disque tous les cinq ans quand, dans le même temps, tant d'artistes sont recrutés à des fins mercantiles par des maisons de disque peu regardantes sur la qualité des produits qu'elles distribuent à travers le monde et enchaînent les sessions de studio pour inonder l'univers de vétilles musicales, c'est un véritable scandale. Un de ceux, malheureusement, pour lesquels on n'est même pas prêts à monter les barricades tant il y a, c'est vrai, d'autres choses autrement plus graves contre lesquelles se révolter. Et pourtant, si l'on n'y prend garde, c'est l'avenir de la culture indépendante qui est en jeu.
Et il faut rendre grâce à tout ces petits labels qui permettent à des types comme John Cunningham d'une fois de temps en temps sortir un disque. Aujourd'hui on remerciera les micro-labels français comme les
Disques Mange-Tout. Demain on espère avoir l'occasion de remercier par exemple la structure Microbe ou bien encore Talitres.
Parce que, mine de rien, monter et faire vivre une telle entreprise, de nos jours, c'est un travail titanesque et un bel acte de résistance politico-culturel. Messieurs, donc, puisque je sais que certains me liront, je vous suis éternellement reconnaissant. C'est grâce à vous si j'écoute en ce moment même une musique qui ravit mes oreilles et me met les poils grave ; c'est aussi grâce à vous si je retrouve parfois la foi en un monde meilleur, un monde où John Cunningham sortirait des disques quand il le voudrait, où son talent serait reconnu par tout ceux qui auraient aimer l'entendre passer sur les ondes des radios du service public. Arrêtez- moi si je me trompe mais il me semble bien que ces gens sont les preuves vivantes que l'on peut vendre des disques en aimant plus la musique que l'argent, que c'est donc possible d'avoir encore une conscience et que la vie peut encore être utilisée à courir après la Beauté de toute chose plutôt qu'après le confort matériel.
J'ai sûrement un ton mélodramatique en écrivant tout ceci mais, que voulez vous, l'injustice me met toujours hors de moi.
Et John Cunningham, au rayon injustice, je vous prie de croire qu'il est en tête de gondole !"

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2 commentaire(s)

  • daniel

    lun 09 jun 2008 18:18

    On en parle ce soir ...

  • max.b mailto

    sam 07 jun 2008 16:18

    Autant de naïveté me laisse sans voix. N'importe quel musicien ayant une maison de disque et vendant trois CD te dira que si son label existe, c'est parce que les grosses majors vendent de la galette avec des artistes référencés et connus du grand public. C'est donc bien souvent par le biais des chanteurs "commerciaux" qu'existent ces petites structures.

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