Qui se souvient de David Mc Comb ? Qui se souvient des triffids
?
Peu de gens , certainement .
Alors que le groupe fut l'auteur de titres magnifiques portés
par la très belle voix de David Mc Comb .
C'est comme ça .
On résistera cette fois encore à l'envie de basculer du côté des
vieux gardiens du temple en se disant que ce n'est pas une
obligation de service de finir par voter à droite . Mais quand on
met en regard l'indigence de la production musicale actuelle ( = je
tiens à préciser que ces propos sont tenus par quelqu'un qui croit
possible de découvrir un nouveau Ian Curtis ou un nouveau Marvin
Gaye . Ces deux-là seront accueilis chaleureusment , croyez-moi
...) et ce titre de David Mc Comb , on se dit qu'on ne tiendra pas
longtemps ...
The good life never ends , chante Mc Comb d'une voix dont
j'avais oublié qu'elle ressemblait autant à celle de Grant mac
Lennan ...
The good life never ends . Mais David Mc Combs et Grant Mc
Lennan sont morts .
J'avoue que je ne sais pas si je vais pouvoir résister bien
longtemps et il y a de fortes chances que je me fende d'un billet
sur le pénible retour de Cantat sur le davant de la scène .
En attendant , un lien pour télécharger ce concert du culte Alex
Chilton et un petit rappel : autant Big Star , c'est
peut-être un peu surestimé ( Holocaust
mis à part ) , autant ce live nous donne à entendre de façon
presque définitive la supériorité du jazz ( la musique des profs
d'historie géo et des partisans de la bio-dynamie pour faire rapide
) sur ce qu'on appelle le rock ( la musique que j'écoute ).
Des airs de Ron Sexsmith et un titre fabuleux , bouleversant .
Il faut passer 1 minute 30 d'errances pianistiques à la Clayderman
pour arriver au coeur de ce morceau de toute beauté . Quelle voix
...
Une petite parenthèse aussi enchantée qu'imprévue entre deux
comptes-rendus de l'inépuisable J-P ( mais bon sang , y a-t-il un
soir où il ne sort pas ? ! ).
Bill Ryder-Jones est anglais , ce qui est déjà bien . Mais ,
surtout, il ne ressemble pas à rien . Et ça c'est beaucoup ,
c'est énorme . Car il faut , amateurs de pop-rock indé , que vous
vous insurgiez contre ces visages flasques qu'on vous inflige ( BP
Billy , par exemple ) , contre ces tenues horribles ( mention
spéciale à Sufjan stevens , sponsorisé ces derniers temps par la
sécurité routière si on en juge par le nombre impressionnant de
catadiopters fluos qu'il porte sur lui ).
C'est le jazz qui vous guette , l'album de Jacky terrasson !
Que dire de ce concert, à part qu'il fut magnifique de
bout en bout ? Jean-Sébastien Nouveau,
l'initiateur du projet Les Marquises a
relevé le défi du passage à la scène avec brio. Lorsqu'est
sorti, fin 2010, le splendide album Lost Lost
Lost, la question d'un concert éventuel n'était pas
du tout d'actualité... et pour cause : un des membres du collectif,
le chanteur américain Jordan Geiger ne
pouvait tourner en France. Du coup, J-S. Nouveau a
décidé de chanter lui-même les chansons du disque sur scène,
accompagné de son frère Julien (lui aussi membre
d'Immune/ Recorded Home) à la
basse/claviers et de Christian Quermalet à la
batterie.
Contrairement à ce qu'on pouvait attendre, le groupe a opté
pour un concert sans autre apport visuel que... trois lampes à
abat-jour colorés : nul besoin de projection de vidéos en
fait, leur musique est suffisamment riche pour se suffire à
elle-même. Tous les titres*de l'album ont été joués (à l'exception
de l'instrumental "La Terra Trema", si je me souviens
bien...) ainsi qu'une nouvelle chanson, le tout avec une maîtrise
remarquable. Le trio est parvenu à restituer la
densité des morceaux du disque, en y ajoutant une
plus-value rythmique certaine (grâce notamment au jeu fin
du batteur). En somme, une prestation envoûtante et mélancolique
quasi-parfaite !
N.B. : trois d'entre eux, en particulier "Sound And
Fury", sont à découvrir en vidéo ci-dessous
dans leur version live. Manque hélas dans cette
sélection, leur meilleur titre, le fabuleux "Only Ghosts"
à écouter ci-dessus.
Pas grand chose à déclarer concernant ces deux prestations
d'electro 100% instrumentale, sinon que j'ai fait l'impasse sur la
première, très dansante (j'ai préféré m'exiler au bar
après deux titres seulement...) et que je n'ai guère apprécié la
seconde, pourtant plus sombre (à l'exception d'un titre, le dernier joué par
Mondkopf,
"Fossil Lights"). Je ne suis donc pas le mieux placé pour
parler de cette deuxième partie de soirée où L'Atheneum se
transforma en 'club dance-floor' (jusqu'à 3h avec l'after
assuré par Whizzz)