Kill Me Sarah est un peu le Vincent Delerm de la blogosphère indé .
Techniquement s'entend . Extrait : " C'est une sensation étrange que d'éditer un ivre avec ses textes , de le tenir entre ses mains . C'est quelque part une manière de pouvoir ranger des morceaux d'existence sur une étagère . c'est aussi un peu comme le sexe. Une fois qu'on a découvert ce que c'était , la première chose que l'on a envie de faire , c'est recommencer ."
On relève ici l'utilisation du pronom personnel " on " et du présent de vérité générale . Le "on" est une forme de pudeur contredite par l'envahissante subjectivité de l'auteur qui passe son temps à se présenter comme universel tout en tenant toutefois à distance la plèbe ( les autres , quoi ).
A cette écriture , on ... Pardon... j'opposerai plutôt la prose de Sonic Eric . Très simple , très belle . Universelle pour de bon cette fois lorsqu'elle évoque le format super 8 par exemple. ( A lire ICI ). Lorsqu'elle renvoie à ce qu'elle est ( à savoir une forme d'imposture ) la position de Kozelek et de Will Oldham dans le panthéon des artistes bouleversants ( à lire ICI ).
Je profite de ce billet pour présenter mes excuses à Sonic Eric : je regrette ma formule trop facile à propos du jazz et des profs d'histoire géo . Pour ma défense , je renvoie à la lecture de ce billet de GT en introduction duquel il donne des éléments d'explication à cette facilité à laquelle je n'ai pas su résister .
Mais j'espère qu'il me rste encore un peu de temps avant l'échéance fatale ( à savoir écouter cette drôle de musique qui rappelle Malmsteen : 20 000 notes , performance technique , solos interminables , fringues de chiens , etc . ).
d.

