
Route du Rock été 2010, troisième journée DIMANCHE 15/08
Quelques mots brièvement en guise d'épilogue sur cette dernière
journée de festival à St-Malo. Certes -sur le
papier- la programmation était alléchante, mais la soirée fut assez
décevante hormis bien entendu le très bon concert de
The
National (déjà relaté ici)
et, dans une moindre mesure, celui des Anglais
d'Archie Bronson
Outfit, bien plus convaincants cependant sur
scène (même affublés de leurs horribles boubous) que sur
leur troisième album Coconut. Quant aux
autres prestations ce soir-là, je les ai toutes trouvées très
déplaisantes (sauf celle de The Rapture
à laquelle je n'ai pu assister). Ce n'est pas le cas de l'envoyé
spécial des Inrocks avec lequel j'aurais pu avoir le
dialogue suivant (les propos en italique sont extraits de son
compte rendu) :

* * *
-
Thus:Owl ? Clairement, un groupe intéressant.
Il y a, c'est certain, beaucoup à entendre, pas mal à rêver. Aux
lisières d'un jazz sucré et tournoyant, le cabaret sans queue ni
tête, [des] morceaux à l'onirisme dérangé...
-
Stop ! Pitié... Non franchement, ouvrir une soirée avec tel groupe,
c'est prendre le risque de faire fuir les spectateurs. Au secours !
Leur musique en trois mots : sophistiquée, baroque et...
insupportable.

* * *
-
Serena Maneesh ? Le groupe est un beau crâneur
(...) se démène avec une certaine classe. C'est un My Bloody
Valentine juvénile, remuant et remis au goût du
jour...
- C'est surtout une caricature de groupe shoegaze : tout
dans la pose et l'imitation vaine de MBV. Il manque juste
l'essentiel : des morceaux qui tiennent la route ! Un chanteur
mégalo ridicule, faisant le guignol et une blonde bassiste qui
arpente la scène telle une majorette, c'est hélas tout ce que je
retiendrai...

* *
*
-
Flaming Lips ? Un des groupes les plus
merveilleux du monde et d'au-delà, une machine à rêves béats, un
décorum démentiel (...) une beauté à chialer.
-
Vous pouver décrire plus précisément ce dispositif visuel qui vous
a tant ravi ?
-
La mise au monde littérale des membres du groupe via un vagin
vidéo, le survol du public, dans sa bulle désormais fameuse, par un
Coyne énergique, les canons à confettis, les danseurs en orange
DDE, les personnages gonflables, les mains laser géantes, la danse
sur les épaules d’un [faux] ours [géant]...
-
D'accord ! Merci. Non, ce n'est pas nécessaire de rajouter quoi que
ce soit. Les cris d'animaux que le chanteur nous exhortait à
pousser ? Bah... on n'est plus à ça près. Si seulement le concert,
puisqu'il faut bien parler musique à un moment donné, avait été à
la hauteur de cette surenchère d'effets. Hélas, comme la fameuse
"bulle" du chanteur, il fit trop vite,
pschitt...
La
preuve en images ci-dessous avec cette vidéo qui
présente un court extrait de chaque concert de la soirée. A écouter
ci-dessus "Sorrow" de The National, titre
que j'écoutais au lecteur MP3 au moment où j'ai pris la photo de la
plage (en illustration), ce dimanche matin-là.
J-P.


J-P.
mer 08 sep 2010 18:12