
Bright
Star de J. CAMPION, film éblouissant sur la passion
romantique
Un
film en costumes dans l'Angleterre du XIXe siècle racontant une
histoire d'amour passionnelle entre un poète désargenté
(John Keats) et une jeune fille de bonne
famille : rien de bien enthousiasmant a priori me
direz-vous. Certes, sauf que derrière la caméra, il y a
Jane Campion et la réalisatrice de
La Leçon de piano sait filmer le trouble,
le désir, la passion, la douleur comme personne, avec une grâce et
une délicatesse infinie.
Il
n'y a qu'à jeter un oeil sur la bande-annonce
ci-dessous pour s'en convaincre. Esthétiquement parfait (aussi
réussi de ce point de vue que Le Temps de
l'innocence de Martin Scorsese),
Bright Star évite également le travers de
la biographie convenue et se révèle en fait une oeuvre
pleine de rage et de fureur. Une oeuvre qui redonne
enfin à l'adjectif "romantique" si galvaudé, son sens
fort et tragique.
A
voir donc, si possible en VOST (ne serait-ce que pour entendre les
extraits des poèmes de Keats en anglais) :
émotions garanties ! Impossible de ne pas être touché par la pureté
et la profondeur des sentiments exprimés comme l'écrit si bien le
critique Aurélien Ferenczi en conclusion
de son
article dans Télérama :
"La force du film est de provoquer chez le spectateur une
puissante empathie. S'agit-il pour lui, d'éprouver les sentiments
contrastés des deux protagonistes ? Ou, plus sûrement encore, de se
souvenir à travers eux de son propre vécu, des enthousiasmes
affectifs et des chagrins passés ? Quel spectateur quittera la
salle sans rêver de les revivre à nouveau ? Bright
Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de
l'amour."
J-P.