
Franchement, à l'écoute de cet enregistrement live on se dit que c'est pour bientôt .
Ou que c'est déjà fait ...

Franchement, à l'écoute de cet enregistrement live on se dit que c'est pour bientôt .
Ou que c'est déjà fait ...

Quand je pense à ceux de Gonzai qui nous avaient pris de haut à l'occasion d'échanges de commentaires sur les débordements de leur envoyé spécial sur un festival dijonnais ( un type qui se gavait de formules alambiquées ; un mec qui a dû faire prépa à tous les coups , et alors les mecs de prépa quand ils se défoncent , c'est du lourd ... ).
Bruce Joyner ne poste pas de commentaires sur Gonzai car Gonzai n'a pas de culture musicale . ils parlent de Lee Hazlewod de temps en temps , mais au moment où tout le monde en parle . Au mieux pour eux on retrouvera certains des membres de ce collectif branchouille au masque et la plume . Je pense qu'Arnaud Viviant doit être leur idole absolue , en fait : un type pour qui la musique et les articles qu'il y a consacrés n'étaient qu'une façon de se faire remarquer .
Bruce Joyner is God .
Bruce Joyner est vivant !
d.
Le commentaire de Bruce Joyner :
"Thanks for putting our video up!...It was a wonderful
time...playing this show...I had a great time!...It was called our
30th Anniversary Show!"
I love people who love me back..i love you guys!"
Le génialissime Bruce Joyner live en 2011 !
Au premier abord ça pourrait ressembler à une réunion assez pathétique comme le souvent les réunions de vieux musiciens . Sauf qu'ici il s'agit de Bruce Joyner , l'une des plus grandes voix du rock .
Bruce Joyner is God .
d.
On croirait entendre Henry Rollins , non ?
Le groupe est assez caricatural et plutôt pathétique dans ses interviews ( mais ça ...) , il n'empêche , le morceau est plutôt bon et fera guise de transition entre le billet précédent et celui à venir dans lequel je développerai ma théorie sur le hardcore à grands coups de Gene Vincent et de Prefab Sprout .
d.
Impossible de mettre des mots sur les impressions ressenties à l'écoute de ce chef d'oeuvre de Buddy Holly . Je me permets donc de citer -une fois de plus - Sonic Eric et ce très beau billet consacré à Brian Wilson parce que je ne me lasse pas de relire son introduction , petit modèle de concision et de clarté . Tout est dit sur les raccourcis faciles et coupables d'auditeurs qui n'écoutent souvent pas vraiment les morceaux .
Alors que tant de bloggers se sentent investis d'un droit de regard critique sur tout ce qui sort ou presque , Sonic ne publie que trop rarement . Je ne critiquerai pas ce choix mais je le trouve regrettable parce qu'avec son absence on perd deux qualités que de nombreux bloggers n'ont pas : l'humilité et -surtout - un tant soit peu de culture musicale ( et qu'on ne m'accuse pas d'être hautain ou méprisant : pas de commentaires de l'UMP sur ce blog , merci . La culture n'est pas une maladie ou l'apanage de Télaréma . Elle est , de plus en plus , une nécessité oubliée ).
Sonic Eric :
"Est-ce parce que je connais son histoire bien mieux que
celle d'autres artistes mais les chansons de Brian Wilson m'ont
toujours apparu plus tristes, plus désolées que les mélopées
composées par tous les Will Oldham, Ian Curtis ou Mark Kozelek de
la planète. Chez le génie d'Hawthorne, les mélodies sont souvent
sur le mode majeur, les textes rarement trempés dans l'encre noire
et pourtant il y règne une inadaptation au monde , une étrangeté
qui colle littéralement le bourdon. Même lorsque les perspectives
ouvertes par les textes chantés semblent radieuses, le timbre si
particulier de Brian Wilson plonge l'auditeur ou du moins me plonge
dans une mélancolie sans fond. Wouldn't
it be nice en ouverture
de Pet sounds est le parfait
exemple d'un titre enclin à l'optimisme (ne s'agit-il pas d'un
couple dans ses tous premiers moments ?), à la confiance dans
l'avenir mais qui délivre au final une impression d'Eden
inaccessible ou plus sûrement d'illusions destinées à se briser sur
une amère réalité. Michael Moore ne s'y est d'ailleurs pas trompé
en utilisant ce morceau dans Roger &
I. Dans ce film consacré à la déconfiture du rêve
américain, on voyait des ouvriers de l'industrie automobile
regretter le temps béni de leur jeunesse et du plein emploi . Les
soudeurs, les ajusteurs de General
Motors, désormais au rancart, se rappellaient leurs
Trente glorieuses en sifflotant les premières mesures
de Wouldn't it be nice et
l'effet était poignant.
N'est-il pas aussi significatif que Brian ait choisi comme
titre de son autobiographie cette même chanson. Alors bien sûr, on
pourra objecter que le leader des Beach Boys était à l'époque du
livre sous la coupe réglée de son gourou psychanalyste, Eugène
Landy et que même si son nom est en grand sur la couverture, sa
participation a du se limiter à des cassettes enregistrées. Enfin,
intituler cette histoire de violences familiales, de frustration en
tous genre et de diverses névroses Wouldn't it be
nice est tout sauf un hasard. Le bonheur chez
Brian Wilson est toujours pour demain (We'll leave
each other never chante-t-il à sa femme Marylin
Wilson dans Let's
put our hearts together alors que le couple
vit ses derniers moments), toujours au conditionnel, toujours
inaccessible :
Still I dream of
it
Of that happy
day
When I can say I've fallen in
love
And it haunts me so
Like a dream that's Somehow linked to all the stars above"
Thierry , the civil servant , a semble-t-il suprimé son blog . Combien seraient prêts à le faire parmi les Chateaubriand d'opérette qui ont investi la blogosphère indé ... ?
d.